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La SGP bute sur la phase critique de l’essai de rames automatiques

©Alstom

Avoir averti que les lignes 16 et 17 ne pourraient rationnellement pas ouvrir avant les JO de 2024 avait valu en 2021 au président de la Société du Grand Paris (la SGP, devenue Société des grands projets en 2023) Thierry Dallard d’être écarté par le Premier ministre de l’époque. Quatre ans plus tard, alors que la phase de génie civil est terminée depuis longtemps, son successeur Jean-François Monteils annonce une remise en cause du calendrier d’entrée en service de toutes les lignes en voie d’achèvement. La date de mise en service de la ligne 15 Sud qui devait avoir lieu fin 2025, puis mi-2026, « est ainsi désormais fixée au quatrième trimestre 2026 » a annoncé la SGP le 18 février. Elle éprouve des « difficultés plus importantes » que prévu dans son passage de la phase de travaux de génie civil et d’aménagement à la phase des systèmes de transports et de réalisation des essais des rames automatiques. « En raison d’un système d’automatismes de conduite commun aux lignes 15, 16 et 17, ce nouveau calendrier impose un délai de l’ordre de six mois entre la mise en service de la ligne 15 Sud et des lignes 16 et 17 », précise le maître d’ouvrage du Grand Paris Express. Par effet domino, la livraison des premiers tronçons des lignes 16 et 17 est par conséquent décalée au deuxième trimestre de 2027.

Reste à savoir si la SGP et ses partenaires seront en mesure d’éviter tout nouveau dérapage. « Ce n’est pas un moment simple », admet Jean-François Monteils qui parle d’une vraie « remise en question » à l’issue des premiers essais automatiques en zone dite « zéro » réalisés à Champigny en septembre. En novembre, la SGP s’était alors entourée de deux experts, Didier Bense et Yves Ramette, anciens dirigeants de la RATP, pour faire un état des lieux de la situation et arrêter un nouveau rétroplanning. Les premières conclusions menées avec le groupement chargé des automatismes tablaient sur une ouverture en avril 2027. « On a mobilisé tous les partenaires pour réduire ce délai à fin 2026 », veut croire Bernard Cathelain, membre du directoire de la SGP.

Île-de-France-Mobilités, l’autorité organisatrice qui a attribué depuis longtemps l’exploitation des lignes à Keolis et à la RATP est réduite à l’impuissance. « Choquée de l’ampleur des nouveaux retards annoncés par la SGP » sa présidente Valérie Pécresse a annoncé « la création d’une mission de contrôle et de coordination technique État/Île-de-France Mobilités de la Société des Grands Projets », avec l’objectif de « réduire ces nouveaux retards au maximum ».

Marc Fressoz

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